Déclaration sur le sort de la série dite de justice transitionnelle au Maroc et les demandes urgentes de l’Association marocaine des droits de l’homme à cet égard

D’ici le 06
Janvier 2023 aura fait 17 ans depuis le lancement de la série, qui s’appelait alors l’expérience « Justice »
Conseil de transition, qui a été créé au Maroc le :

1.  
Ruines de l’expérience de compensation du tribunal arbitral
Victimes de disparitions forcées et d’arrestations arbitraires, ce qui a réduit le traitement du dossier des violations
La grave violation du droit de l’homme à des réparations individuelles dans des conditions injustes ;

2.  Le travail qui
L’expérience de la Commission Équité et Réconciliation, qui a vu le jour à la fin de l’année 2003, a contribué à cette évolution.
Ses travaux ont débuté au début de l’année 2004 et ont fonctionné pendant une période allant de 1956 à
1999, et a présenté les résultats obtenus à l’issue de ses travaux dans son rapport final au Roi
6 janvier 2006 ; Ces résultats ont été approuvés par ce dernier et recommandés par le Conseil Consultatif
Pour les droits de l’homme
– Le Conseil
Actuellement, les secteurs et institutions gouvernementaux nationaux concernés par l’élaboration de recommandations
inclus dans la pratique.

Et l’association
Human Rights Watch marocain se tient aujourd’hui pour évaluer ce qui a été réalisé ou non, à plus de 17 minutes
Un an après le début de cette série, la question se pose de savoir où en est le Maroc en termes de mise en œuvre globale des recommandations de
Son exhaustivité ? À l’exception des dossiers individuels de réparation de dommages, pour lesquels des efforts importants ont été déployés en matière d’indemnisation.
Victimes et ayants droit, malgré le fait que les dossiers déposés dépassent les délais, qui dépassent les 30 000
Dossier non encore traité ; Cela s’ajoute à un certain nombre de groupes qui sont toujours en mouvement
À son tour, dirigé par le groupe Tazmamart, afin de le traiter de manière équitable et globale ; Le
L’expérience de ce qu’on appelle la justice transitionnelle marocaine reste objectivement limitée et ne satisfait pas tout le monde
Les normes requises ne constituent pas une expérience pionnière ou sans précédent dans les expériences judiciaires
La transition globale, telle que présentée par l’État et les promoteurs et marketeurs de son discours.

Et en effet, elle l’est
Elle diffère des autres expériences en ce sens qu’elle est chargée d’un certain nombre d’étranges paradoxes.
Ils sont résumés comme suit :

Premièrement:La création de
La création d’un organe chargé de traiter de la question des violations passées n’est pas le résultat d’une véritable transformation politique, mais a plutôt eu lieu…
Le cadre de continuité d’un même régime qui n’a connu qu’une passation du pouvoir, et est venu chargé, au début
Son règne, avec des promesses qui n’ont pas été tenues, alors que son essence autoritaire est restée intacte, même dans la Constitution de Juillet
2011 ;

deuxièmement:La philosophie qui
C’est sur cette base que s’est fondé le processus de justice et de réconciliation, qui est représenté par la non-répétition dans le présent et dans le futur.
Le lancement des travaux de la Commission a coïncidé avec la reprise de graves violations des droits de l’homme
Les événements terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca et les arrestations qui les ont accompagnés, notamment
Des milliers de personnes qui promouvaient le djihadisme salafiste et qui ont été victimes d’enlèvements et de tortures ayant entraîné la mort.
Dans mon cas (Bonet à Taroudant et Mall El Sabat à Fès), il s’agissait de la mise en place de procès inéquitables
La loi antiterroriste ; Ceci est toujours en cours, car il a été touché et touché
Violations à ce jour : militants et militantes du Mouvement du 20 février, militants sahraouis et militants
Mouvements de protestation sociale dans les villes et villages, y compris des militants ruraux et des militants syndicaux
Conseil national des étudiants marocains, outre des juristes et des pionniers des réseaux sociaux
Et les blogueurs ; Les exemples les plus récents sont l’emprisonnement de Saida Al-Alami et Reda Ben Othman. C’est encore
L’État continue de créer et de fabriquer des fichiers pour faire taire les journalistes et les politiques. La chose
Ce que l’on constate clairement dans les dossiers d’Hisham Al-Mansouri, Taoufik Bouachrine et Slimane Raissouni.
Omar Al-Radi et le dossier de ce dernier sur Muhammad Baasso à Meknès, ceux qui ont été accusés de même nature
les dénaturer moralement et nuire à leur réputation auprès de l’opinion publique nationale et internationale ;

Troisième:Suite
L’impunité continue de favoriser la répétition des violations, notamment en présence de responsables
Pour les violations commises dans le passé, ils occupent toujours des postes clés dans les services de sécurité
Et divers services de renseignement, et ils sont même promus.

Le bureau
Comité Central de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme s’appuyant sur ces trois éléments précités
L’homme confirme sans aucun doute que le dossier de violations flagrantes des droits de l’homme
Dans notre pays, il est encore ouvert ; Cela nécessite que l’État marocain travaille dans une seule direction
Répondre aux revendications minimales du mouvement marocain des droits de l’homme, représentées dans les recommandations d’un organe de suivi
Recommandations du débat national sur les violations flagrantes des droits de l’homme organisé en novembre
2001, et le colloque international sur « La voie de l’équité et de la réconciliation au Maroc » s’est tenu
Sous le slogan : « Afin d’assurer la non-récurrence », les 20-21-22 avril 2018
A Marrakech, qui, après avoir examiné et évalué le déroulement et l’issue des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation, a été couronné
Émettre des conclusions et des recommandations dont les plus importantes sont :

–    Réclamation
L’État marocain exige la création d’un mécanisme national indépendant de vérité, dont le but est de continuer à révéler la vérité.
Dans tous les cas de disparition forcée en suspens, et pour mettre un terme aux souffrances de plusieurs décennies de
Il est temps pour les familles des personnes enlevées dont le sort est inconnu, surtout après l’annonce des instances officielles
La responsable du dossier a épuisé toutes ses capacités pour découvrir toute la vérité dans les dossiers.
Qualifié de « bloqué », voire l’incapacité de la justice marocaine, qui manque de l’indépendance nécessaire
Pour trancher ces cas et apporter la vérité judiciaire ; La plupart des dossiers qui lui ont été soumis ont été complétés
Il a été préservé et les dirigeants n’en ont pas été émus ;

sont disponibles
L’association figure sur une liste de 75 noms (à noter que le rapport du groupe de travail compétent des Nations Unies
Cas de disparition forcée ou involontaire publiés le 1er octobre 2021, portant sur 153 cas
Disparition forcée qui reste en cours à la fin de la période de référence) ; Où non
Par exemple, mais sans s’y limiter : les dossiers de Mahdi Ben Barka, Abdel Haqq Al-Ruwaisi et Omar
Al-Wasouli, Al-Hussein Al-Manouzi, Salem Abdel Latif, Wazzan Qasim et Muhammad Islami,
Wahib Al-Hayani, Al-Salhi Madani et Muhammad Boufos restent immobiles…

–    
Réparations des dommages collectifs régionaux, etc.
Le reste des dommages individuels, principalement des dossiers enregistrés hors délai, ainsi que des dossiers
Inclusion sociale et soins de santé ;

–    
Excuses officielles et publiques à l’État
Le soutien du Maroc aux victimes et à la société à travers son représentant suprême, le Roi ;

–    
Préserver la mémoire, à commencer par les réservations de lieux
Enlèvements et détentions arbitraires ;

–    
Ratification par l’État des accords internationaux
Droits de l’homme non encore ratifiés, notamment le Protocole annexé au Pacte
Convention internationale relative aux droits civils et politiques concernant l’abolition de la peine de mort et le Statut de Rome
Les principes fondamentaux de la Cour pénale internationale et la levée des réserves et déclarations interprétatives qui y sont liées
La Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes,
Répondre aux recommandations des comités de traités, des rapporteurs de l’ONU et aux recommandations récentes
pour l’Examen périodique universel ;

–     Accélération
Mener des réformes institutionnelles, juridiques et éducatives et élaborer une stratégie nationale
Combattre l’impunité, afin que ce qui s’est passé et se passe jusqu’à présent ne se reproduise pas
L’horizon de l’établissement et de la construction d’un État de droits et de droit et d’une société de citoyenneté avec tous les droits.

 

Le bureau
Centrale :

Rabat, à
01/06/2023.

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