Poursuivant ses crimes brutaux contre le peuple palestinien, notamment les meurtres, les déplacements, la famine et la fermeture des lieux de culte, l’entité sioniste, consacrant ouvertement le régime de l’apartheid, approuve une loi autorisant l’application de la peine de mort contre les prisonniers palestiniens.
L’Association marocaine des droits de l’Homme, tout en rappelant les crimes de guerre commis contre le peuple palestinien, dénonce dans les termes les plus forts l’approbation de la « loi israélienne » visant à légiférer l’exécution des prisonniers, dans une démarche qui représente une transition dangereuse d’une occupation illégale à un système punitif qui s’appuie sur une liquidation physique systématique.
L’association affirme que les prisonniers palestiniens sont protégés par le droit international humanitaire, notamment la Quatrième Convention de Genève, qui interdit de nuire à leur vie ou de les soumettre à des peines cruelles, inhumaines ou dégradantes. Cette approche constitue également une violation flagrante du droit à la vie garanti par l’article 6, paragraphe 1, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
La volonté d’exécuter des prisonniers ne peut être décrite que comme suit :
• Une décision lâche qui prive ouvertement les Palestiniens de sang, les tue systématiquement en dehors de toutes les valeurs et normes humaines, et les contraint, dans la plus grande mesure, à accepter l’occupation, à abandonner la résistance sous toutes ses formes et à abandonner les droits permanents, légitimes et inaliénables du peuple palestinien ;
• Un crime de guerre à part entière au sens du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme, et une forme d’exécution extrajudiciaire interdite au niveau international ;
• Une extension des politiques de punition collective et de vengeance politique contre le peuple palestinien, et la consolidation du système d’apartheid sioniste, dans lequel le meurtre, la torture et d’autres formes de traitements ou châtiments cruels, inhumains ou dégradants sont pratiqués contre les prisonniers hommes et femmes dans les prisons de liquidation de cette entité raciste fasciste ;
• Un indicateur dangereux du glissement vers la normalisation des crimes contre l’humanité dans un contexte de domination et de persécution systématique, et la tentative de donner une « couverture juridique » interne à ces crimes n’a aucune légitimité internationale, mais confirme plutôt la légalisation du crime et non une législation internationalement reconnue.
En conséquence, l’Association Marocaine des Droits de l’Homme annonce ce qui suit :
– Sa condamnation ferme et absolue de cette tendance criminelle, qui perpétue le régime de l’apartheid et la confiscation du droit sacré à la vie, le considérant comme nul et non avenu du point de vue du droit international ;
La communauté internationale, dirigée par les Nations Unies, assume la responsabilité politique, juridique et morale de mettre fin à cette violation flagrante des droits de l’homme et du droit du peuple palestinien à exister et à résister à l’occupation.
– Exigez une action immédiate de la part du Comité international de la Croix-Rouge pour assurer la protection des prisonniers et empêcher toute mesure portant atteinte à leur droit à la vie ;
Il appelle à une intensification des pressions de la part des pays opposés à la peine de mort, de toutes les forces actives et des organismes internationaux de défense des droits de l’homme, afin d’arrêter cette voie dangereuse.
Exécuter des prisonniers n’est pas une loi… mais un crime de guerre.
Rabat, le 1er avril 2026.
