L’association alerte et prévient : « La vie des six Marocains en Somalie est en danger… un appel au secours avant qu’il ne soit trop tard. »

Le bureau central de l’Association marocaine des droits de l’Homme suit, avec une grande appréhension et une ferme condamnation, la situation tragique et l’évolution inquiétante du dossier des six citoyens marocains détenus en Somalie en raison de l’inaction des autorités marocaines. C’est un dossier qui est entré dans une tournure dangereuse qui menace leur droit sacré à la vie. C’était après qu’ils ont annoncé qu’ils entameraient une grève de la faim illimitée pour protester contre l’abandon par l’État marocain de son devoir de protection et ses atermoiements injustifiés dans leur expulsion malgré leur acquittement judiciaire et la demande des autorités somaliennes de leur homologue marocain de les transférer.

Le bureau central de l’association, tout en rappelant la correspondance adressée au ministère marocain des Affaires étrangères et au Conseil national des droits de l’homme, confronte l’opinion publique à l’horreur des données révélées par la plainte du détenu Khaled Ladraa. Les six citoyens marocains ont non seulement été victimes de réseaux de fraude, de fraude et de tromperie qui les ont attirés vers le travail, mais ont également fait face à des accusations surréalistes liées au terrorisme. Ils ont été soumis à un procès simulé, en violation de toutes les normes et conventions internationales relatives aux droits humains, qui s’est soldé par une condamnation à mort du tribunal de première instance. Cependant, la Cour d’appel somalienne a remédié à l’affaire, a annulé le jugement initial et a déclaré, il y a deux ans, après enquête et recherches, qu’ils étaient innocents. Il a également reconnu qu’ils devraient être expulsés vers leur pays d’origine, mais ils sont toujours détenus dans la prison de Bosaso, dans la région du Puntland, dans des conditions difficiles, dépourvues du niveau de vie minimum et de la dignité humaine.

 Ce qui augmente la gravité de la situation, c’est ce qui a été confirmé par les familles des personnes concernées par la visite du directeur du Bureau de protection de la Croix-Rouge internationale au Kenya aux détenus, en janvier dernier, et en les informant que toutes les procédures et documents avaient été remis aux autorités marocaines, et que le seul obstacle à la récupération de leur liberté était la procrastination du ministère des Affaires étrangères et des services consulaires à accomplir les simples procédures liées à la délivrance des billets de voyage et des autorisations de circulation. Ce qui confirme l’incapacité des autorités marocaines à mener à bien les procédures d’expulsion et leur abandon explicite du devoir de protection imposé à l’État envers ses citoyens à l’étranger pendant plus d’un an, au cours duquel toute correspondance à ce sujet a été négligée.

Dans ce contexte, les familles des détenus vivent aujourd’hui dans un véritable état de terreur suite à ce qui circule dans les médias somaliens sur la déportation ou l’exécution de condamnés. Ce qui pourrait mettre la vie de leurs enfants en grève de la faim en danger imminent, allant au-delà de la simple arrestation jusqu’à la menace réelle de torture ou de liquidation physique.
Par conséquent, cet échec des autorités marocaines représente une violation flagrante du droit à la vie et à la sécurité physique, et fait de l’État marocain un contributeur à leurs souffrances continues et à leur détention en dehors du droit international après leur acquittement.

Ainsi, le bureau central de l’association ; Il rappelle sa correspondance adressée au ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, à ce sujet, en date du 13 février 2026, car il s’étonne extrêmement du silence officiel injustifié persistant sur cette affaire, sur laquelle la justice somalienne a prononcé un acquittement il y a deux ans, tout en soulignant la nécessité d’expulser les personnes concernées vers leur pays d’origine, annonçant ce qui suit :

– Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération africaine tient le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération africaine pleinement responsable de la sécurité physique des grévistes de la faim et de leur vie, qui sont maintenant en danger imminent, et appelle à une intervention urgente et pratique, conformément à ce qui est dicté par le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire, pour mettre fin à cette épreuve et assurer leur retour sûr et immédiat dans leur pays ;

Le silence des autorités marocaines et leur négligence du dossier des citoyens marocains acquittés judiciairement sont considérés comme une punition illégale supplémentaire, un arbitraire et un gaspillage de dignité.

– Appelle les organisations internationales, au premier rang desquelles la Croix-Rouge internationale, à intensifier leurs pressions et à leur fournir la protection nécessaire en l’absence de toute protection consulaire directe.

– Sa solidarité absolue avec les familles des détenus, et sa détermination à s’engager dans toutes formes de lutte et d’action judiciaire aux côtés des familles des victimes, notamment en organisant une conférence de presse urgente pour dénoncer cet échec officiel et tenir le gouvernement responsable de sa négligence manifeste envers les citoyens marocains en situation d’extrême vulnérabilité ; Considérant que la dignité et la vie du citoyen marocain à l’étranger n’est pas un lieu de marchandage ou de négligence administrative, il n’hésitera pas à dénoncer cette négligence devant l’opinion publique nationale et internationale.

À propos du bureau central :
Rabat, le 8 avril 2026.

Leave a comment
amdh