Une déclaration de solidarité avec le camarade Farouk El Mahdaoui, membre du bureau central de l’Association marocaine des droits de l’homme
L’Association marocaine des droits de l’Homme suit avec une grande inquiétude le harcèlement continu auquel est confronté le camarade Farouk El Mahdaoui, membre de son bureau central, sur fond de positions militantes aux côtés des habitants de la ville de Rabat et de défense de leurs droits face à des politiques qui affectent leurs intérêts et leurs droits fondamentaux.
Dans ce contexte, nous notons avec une grande insatisfaction que le parquet près le tribunal de première instance de Rabat a eu recours à des poursuites malveillantes contre lui pour des accusations liées à « la diffusion et la diffusion de fausses allégations et de faux faits dans l’intention d’empiéter sur la vie privée et de diffamation ». Alors que la session d’examen de cette question est fixée au 16 avril 2026, nous considérons ce comportement comme une continuation de l’approche de restriction de la liberté d’opinion et d’expression, et comme un ciblage clair des voix libres qui critiquent et défendent les droits des citoyens.
L’Association marocaine des droits de l’Homme confirme, tout en rappelant le rôle joué par les défenseurs des droits de l’Homme, que les actes du camarade Farouk El Mahdaoui relèvent de l’exercice de son droit d’exprimer son opinion et de suivre les affaires publiques locales. Il s’agit d’un droit qui ne peut être criminalisé ou contourné par le recours à des poursuites judiciaires.
En conséquence, nous, au bureau central de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme, annonçons ce qui suit :
Notre ferme condamnation de toutes les formes de harcèlement et de ciblage contre le camarade Farouk El Mahdawi.
Notre solidarité absolue et inconditionnelle avec lui dans ce suivi.
Notre demande de mettre fin à ce suivi qui affecte la liberté d’expression et le travail en faveur des droits de l’homme.
Nous avons appelé toutes les militantes, activistes et instances politiques et de défense des droits de l’homme à être nombreux et à le soutenir lors de son audience de procès le 16 avril 2026 au Tribunal de première instance de Rabat.
La défense de la liberté d’expression et du droit de critiquer les politiques publiques constitue un fondement essentiel pour construire un État de droits, de droit et de démocratie. Toute violation de ce texte constitue un sérieux recul par rapport aux acquis en matière de droits de l’homme.
À propos du bureau central
Rabat 15 avril 2026
