L’Association marocaine exige la libération immédiate du journaliste Suleiman Raissouni, afin de mettre en œuvre les garanties du droit à un procès équitable

Elle dénonce les agressions, les formes de stigmatisation et de haine,
à laquelle la communauté LGBT est exposée

 

Suivez le bureau central de l’Association Marocaine
Human Rights Watch est profondément préoccupé par les circonstances de l’arrestation arbitraire à laquelle le journaliste a été soumis.
Suleiman Raissouni, rédacteur en chef du quotidien « Akhbar Al-Youm », vendredi 22 mai au soir
2020, à la veille de l’Aïd al-Fitr, devant sa maison à Casablanca, afin de l’interroger sur une accusation portée contre lui
Par le ministère public pour « attentat à la pudeur et détention ».

Le Bureau Central enregistre à cet égard
Son étude et la collecte de toutes les données du cas, comme suit
:


La manière dont a eu lieu l’arrestation du journaliste Suleiman Raissouni a été arbitraire.
Car la police judiciaire aurait pu lui délivrer une convocation dans un cadre
Recherches préliminaires, et vérifier avec lui ce qui lui est attribué ; D’autant plus que l’accusation était basée sur un article de blog, et…
Absence d’être pris sur le fait, au lieu de l’arrêter de cette manière humiliante et de le soumettre à la diffamation
En filmant une partie du processus d’arrestation, retransmise par un média connu pour ses propos diffamatoires,
Il avait déjà menacé d’arrêter le journaliste Raissouni quelques jours avant que cela ne se produise.


Le parquet ainsi que le juge d’instruction se sont appuyés sur le suivi du journaliste Suleiman Raissouni dans
Une affaire d’arrestation et d’enquête, basée sur un simple post publié sur un site de réseau social
Quant à une personne ayant une fausse identité, elle n’a jamais personnellement porté plainte à ce sujet, alléguant avoir été agressée.
Pour une agression sexuelle en 2018, sans préciser ni le lieu de l’acte ni le nom de l’auteur présumé.

Et l’Association marocaine des droits de l’homme, comme elle craint
Cette affaire est un nouvel épisode dans la série d’accusations d’ordre moral, qui…
C’est devenu une méthode populaire de l’État marocain pour cibler les militants des droits de l’homme et les journalistes.
Indépendants, critiques, opposants ou ceux exprimant leurs positions contraires à l’autorité et certains
Ses institutions, d’autant plus que cette affaire est la troisième consécutive du genre, sont liées au suivi
Des journalistes du journal “Akhbar Al-Youm” pour des accusations éthiques ; Elle considère que c’est le droit de tout le monde
Un citoyen recourant au pouvoir judiciaire pour rechercher la justice et l’équité, et que personne ne devrait avoir à le faire
Libre de toute responsabilité et à l’abri de toute sanction, il estime qu’il est de son devoir d’exprimer ce qui suit :

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Condamnant la campagne de diffamation systématique et tendancieuse visant le journaliste
Suleiman Raissouni pendant des semaines avant son arrestation, dirigé par des sites médiatiques bien connus
Par sa subordination à l’autorité ; Ses éditoriaux publiés périodiquement dans le journal “Akhbar” ont été attaqués
Aujourd’hui », et ses écrits critiques à l’égard des autorités et des services de sécurité ;

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Son rejet de la campagne de diffamation contre l’auteur du blog, et pour tout le monde
Attaques, formes de stigmatisation et de haine contre la communauté LGBT et son inclusion
Et l’exploiter pour régler des comptes ; Tout en réitérant qu’elle était et continuera de s’opposer, en
En réalité comme en droit, toutes les formes de discrimination fondées sur l’identité et l’orientation sexuelles
La citoyenneté et l’Etat marocain exigent l’abolition du chapitre 489 du Code pénal marocain
Qui criminalise l’homosexualité et répond aux recommandations pertinentes émises par les comités de l’ONU
Lors de l’Examen périodique universel ;

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Exigeant la libération immédiate du journaliste Suleiman Raissouni et lui permettant de…
Fournir ses moyens de défense pendant qu’il est libre, afin de mettre en œuvre les garanties et conditions du droit à un procès équitable, dont la première est la présomption
l’innocence; Conformément à la Constitution, à l’article 23 et au Code pénal marocain.
Et avec le droit international des droits de l’homme, qui considère que la liberté est
La règle, même si la détention constitue une exception et ne doit pas être invoquée dans la procédure
Le droit pénal uniquement en dernier recours » (Règle : 6-1 des Règles Standard des Nations Unies
Normes minimales pour les mesures non privatives de liberté ou dites « Règles de Tokyo ») ;

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Elle a dénoncé les tentatives d’élargir le cercle des plaignants dans le jeu Batt
Exposé à travers des communications suppliant de présenter des accusations imaginaires contre le journaliste en donnant
Le dossier a une dimension scandaleuse plus forte ;

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L’accent mis sur le droit de chaque citoyen, homme et femme, de recourir légalement au pouvoir judiciaire.
Pour la justice dans le cadre d’un procès équitable et d’un pouvoir judiciaire indépendant.

À propos du bureau central

Rabat, le 27 mai 2020

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الجمعية المغربية لحقوق الإنسان