Déclaration de l’Association marocaine des droits de l’homme à l’occasion de la Journée internationale du droit d’accès à l’information, 28 septembre 2021
Ça relance le mouvement
Droits de l’homme et communauté internationaleJournée internationale deGénéralisation APour bénéficier de l’information qui tombe le 28 septembre de chaque année,Qui a été adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies lors de sa soixante-quatorzième session tenue en octobre 2019,
La renaissance de ce jour arrive ; Dans un contexte caractérisé par la prédominance d’une culture de non-divulgation des secrets et d’anti-transparence de la part d’un groupe de gouvernements à travers le monde, cela est clairement évident avec l’apparition de la pandémie de Corona, où l’accès à un ensemble d’informations liées aux transactions d’achat de vaccins et d’équipements médicaux a été caché et entravé, en plus des informations liées à la santé publique, ce qui a conduit à la diffusion de nouvelles douteuses qui ont accru la nature des menaces auxquelles l’humanité a été confrontée au cours de la période récente, en plus de l’adoption continue de lois liées à « préserver la sécurité de l’État ».
Et la « lutte contre le terrorisme » qui a facilité et doublé les restrictions de la liberté d’opinion et d’expression et les attaques contre la presse et les médias.
Médias indépendants et équitables.
Dans ce contexte, de nombreux défenseurs des droits humains, hommes et femmes, journalistes et écrivains, hommes et femmes, sont exposés au harcèlement et aux agressions en raison de leur défense du droit d’accès à l’information, en conjonction avec la criminalisation du journalisme d’investigation, l’incapacité à protéger ceux qui dénoncent la corruption, le blocage de sites Web et la violation de la vie privée à travers des journaux diffamatoires liés à des régimes autoritaires. Mais d’un autre côté, la circulation rapide de l’information s’accroît, avec la diffusion des médias et d’Internet, ce qui a conduit un grand nombre de pays à adopter des lois réglementant le droit d’accès à l’information. Les informations.
Au niveau national, la situation se caractérise par l’absence d’une réelle volonté politique de l’État concernant l’activation du droit à l’information, malgré l’entrée en vigueur de la loi n°
La loi 31.13, qui réglemente le processus d’accès à l’information, est entrée en vigueur le 12 mars 2020, alors qu’un groupe de ministères, départements et établissements publics s’abstiennent toujours de fournir des informations, que ce soit aux journalistes ou au grand public, même si la loi les y oblige. Tandis que de nombreux journalistes, hommes et femmes, en particulier ceux travaillant dans le domaine des enquêtes, sont exposés au harcèlement sécuritaire, à la diffamation des médias et à des poursuites judiciaires qui peuvent équivaloir à fabriquer des accusations criminelles contre eux, en plus du manque de protection pour ceux qui rapportent des violations des droits de l’homme et ceux qui dénoncent des pots-de-vin et la corruption.
La Constitution marocaine stipule au chapitre 27
Le droit des citoyens, hommes et femmes, « d’obtenir des informations en possession de l’administration publique, des institutions élues et des organismes chargés de fonctions d’utilité publique ». Toutefois, il convient de noter que la loi No
31.13 Cela n’est pas conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’homme, en particulier à l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Paragraphe 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et commentaire n° 34
Sur le même article, et avec la Convention des Nations Unies contre la corruption. Et peu importe
Les défauts et les insuffisances de cette loi sont que, dans de nombreux cas, elle n’est pas appliquée sur le terrain, en raison de la réticence d’un certain nombre d’administrations à mettre en œuvre ses exigences en matière de diffusion d’informations.
Face à cette situation, le bureau central de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme :
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condamne les graves déclins qui ont affecté la liberté d’opinion et d’expression, ainsi que les attaques qui ont visé des femmes défenseures des droits de l’homme, des journalistes, des hommes et des femmes, des chercheurs et des chercheuses, en raison de leur défense du droit d’accès à l’information;
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Il recense les difficultés et les obstacles auxquels sont confrontés ceux qui réclament l’accès à l’information, notamment à la lumière de la pandémie de Corona et de la dissimulation délibérée d’informations liées à la santé publique qui l’accompagne, ou encore ceux liés aux accords publics conclus par l’État avec des entreprises et des groupes privés pour l’achat d’équipements et de fournitures médicales utilisés dans la lutte contre le virus Corona.
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Il renouvelle son appel à une révision de la loi 13-31, tant au niveau de son contenu qu’au niveau de la méthodologie de son élaboration à travers l’implication des organisations de la société civile et du mouvement des droits de l’homme, de manière à garantir efficacement le droit d’accès à l’information. Le Bureau central souligne la nécessité de respecter les normes internationales pertinentes en matière de droits de l’homme et les principes de base dans l’élaboration et la mise en œuvre des lois nationales relatives au droit d’accès à l’information : divulguer le maximum d’informations, s’engager à diffuser l’information, encourager activement un gouvernement ouvert, restreindre la portée des exceptions, faciliter l’accès en traitant les demandes d’information rapidement et équitablement et la possibilité de recours devant un organe administratif indépendant, faciliter les procédures, simplifier les procédures et réduire
Des coûts pour ne pas empêcher les individus de demander des informations, des réunions ouvertes, une priorité dans la divulgation des informations et la protection des lanceurs d’alerte en matière de corruption et de violations des droits de l’homme.
Bureau central
Rabat, le 28 septembre 2021
